Eau, Assainissement

Le Territoire Marseille Provence est chargé de la distribution d’eau potable depuis la Durance et le Verdon jusqu’aux robinets des usagers. Pour cela, l’eau est acheminée grâce au canal de Marseille (80 %) et au canal de Provence (20 %) jusqu’aux usines de potabilisation. Une qualité constante est assurée.

Une fois cette eau utilisée par les habitants, Marseille Provence garantit son épuration avant qu’elle ne soit rejetée dans le milieu naturel.

De l’eau des Alpes à l’eau de mer : des services de l’eau et de l’assainissement soucieux de notre environnement

Plus de 70 millions de mètres cubes d’eau par an pour une population d’un peu plus de 1 million d’habitants sont distribués. La principale ressource provient du canal de Marseille (environ 170 millions mètres cubes y circulent chaque année). Grâce à cet ouvrage, 36 communes des Bouches-du-Rhône dont 17 du territoire Marseille Provence sont alimentées en eau potable. Des ressources souterraines complémentaires sont disponibles pour Marseille, au travers du puits Saint-Joseph. La commune de Gémenos est alimentée en grande partie par des forages et captages de la vallée de Saint-Pons.

Le Territoire Marseille-Provence gère aujourd’hui le canal de Marseille, 2 barrages, 93 souterrains, 23 aqueducs. Le Territoire fait fonctionner 87 stations de pompage, 10 usines de potabilisation qui traitent 97 millions de mètres cubes traités par an. 120 réservoirs contiennent quelque 216 125 m3 de réserve permettant un approvisionnement constant en eau potable. Côté assainissement, Marseille Provence entretient 2065 km de réseau, 10 stations d’épuration, 204 stations de relevage qui permettent de traiter plus de 59 millions de mètres cubes.

Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau, telles sont les missions principales assurées par le Territoire.

Les différentes pressions exercées sur la ressource en eau, accentuées par les aléas climatiques (sécheresses, inondations), la dégradation de la qualité des eaux de surface et la diminution de la ressource sont autant de défis à relever dans les années futures.

Dans ce contexte, la Métropole a engagé une politique ambitieuse de préservation de cette ressource et d’optimisation de son usage. Les grands objectifs du service public de l’assainissement collectif sont de garantir les enjeux de santé publique liés au transport et au traitement des effluents, et de préserver les milieux naturels en limitant les rejets polluants

Des services publics de l’eau et de l’assainissement plus durables…

L’amélioration de la performance énergétique, la réduction des gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables, la préservation de la biodiversité et des milieux récepteurs, la lutte contre les eaux parasites, sont autant d’objectifs visés dans les différentes actions engagées.

…et plus solidaires

Le Territoire contribue au Fonds de solidarité pour le logement (FSL). Les aides financières doivent permettre d’aider les usagers les plus précaires à régler une partie de leurs charges afférentes à l’eau potable.

Par ailleurs, des conventions dites « Fonds de proximité eau » ont été signées avec les centres communaux d’actions sociales (CCAS) des communes du territoire Marseille Provence (hors Gémenos Village et Plan-de-Cuques) visant à aider les abonnés en difficulté à régler la part imputable à l’eau potable de leurs factures.

De plus, chaque année depuis 2016, la Métropole lance un appel à projets à destination des associations souhaitant mener des projets de mise en œuvre d’un programme de solidarité et de coopération internationale pour l’eau et l’assainissement dans les pays défavorisés en partenariat avec l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

Les 43 projets financés depuis 2016, pour montant total de subvention qui s’élève à 2 306 940 €, répondent aux objectifs suivants :

  • Permettre l’accès à l’eau potable des populations en stress hydrique ;
  • Améliorer l’assainissement et la sécurité sanitaire ;
  • Agir sur le territoire d’intervention de la Métropole Aix-Marseille-Provence, à savoir prioritairement : le Maghreb, l’Afrique noire francophone et subsaharienne, le Proche-Orient ;
  • Favoriser l’émergence de nouveaux acteurs et proposer des modalités originales de gestion, permettant de protéger la ressource en eau potable.

Eau potable : des Alpes à l’eau du robinet

L’eau distribuée aux habitants de Marseille Provence est considérée comme l’une des meilleures de France, grâce aux ressources de qualité et au traitement des stations de production qui permettent de dépasser les recommandations nationales sur la qualité de l’eau potable.

L’eau distribuée est contrôlée en permanence par des capteurs chargés de mesurer la concentration en particules et en désinfectants (chlore et ozone).

D’où vient l’eau que nous buvons ?

Le simple geste d’ouvrir un robinet pour boire l’eau qui en coule pour les usagers implique un travail important en amont pour les services du Territoire Marseille Provence et ses exploitants.

Le chemin de « notre » eau commence sur les contreforts des massifs alpins. En ruisselant, l’eau rejoint la Durance, le Verdon et un entrelacs de rivières souterraines qui sont la source des eaux que nous buvons.

Une partie de cette eau est captée par des canaux (le canal de Marseille, le canal de Provence) et acheminée depuis la commune de Saint-Estève-Janson (pour ce qui concerne le canal de Marseille) sur plus de 60 km, jusqu’à l’entrée de Marseille.

Avant cela, il lui faudra passer par les barrages de Saint-Christophe et du Réaltor qui débarrasseront cette eau des limons charriés par la Durance, notamment. L’eau brute sillonnera une grande partie du département des Bouches-du-Rhône en empruntant souterrains, et aqueducs. Puis, elle sera filtrée grâce aux 10 usines de potabilisation avant d’être stockée dans l’un des 120 réservoirs du territoire. Un réseau complexe de dérivations et de tuyaux permettra d’acheminer ensuite l’eau jusqu’aux robinets des habitations.

De nombreuses actions pour la protection de l’environnement

Les nombreux et exigeants engagements en matière de développement durable traduisent la volonté forte d’associer les questions de transition énergétique et de préservation des milieux récepteurs à la politique de l’eau.

Les actions de développement durable lancées dans le cadre des contrats de délégation Eau et Assainissement visent les objectifs principaux suivants :

  • Économies d’énergie
  • Baisse et compensation des émissions de gaz à effet de serre (GES)
  • Développement des énergies renouvelables
  • Économies d’eau
  • Préservation de la biodiversité
  • Gestion des déchets
  • Responsabilité sociétale
  • Lutte contre les mauvaises odeurs et contrôle de qualité des eaux de baignade.

Le service de l’Eau du Territoire Marseille Provence est l’un des premiers au plan national à afficher une « neutralité carbone » grâce à une politique de réduction et de compensation des émissions de GES.

En 2020, la production totale d’énergie renouvelable représente 42 % de la consommation d’énergie du service de l’eau et 73 % de la consommation d’énergie de l’activité production d’eau potable.

Depuis 2015, les économies d’eau au niveau du canal de Marseille représentent 28 millions de mètres cubes chaque année, soit un tiers des économies réalisées en trente ans. Le rendement réseau de 86,4 %, en 2020, est particulièrement élevé.

Le traitement des eaux usées : Nous poursuivons l’amélioration de la qualité des eaux usées

L’agglomération de Marseille rassemble de très nombreuses activités économiques et plus d’un million de personnes, dont 873 716 habitants pour la seule commune de Marseille, située à l’exutoire de l’ensemble des bassins versants. Les plages du littoral marseillais subissent par conséquent la pression anthropique* générée par l’ensemble de l’agglomération.

*Effets générés par les activités humaines sur les ressources naturelles et les écosystèmes.

En particulier, le principal fleuve côtier de l’agglomération, l’Huveaune, dont le bassin versant recouvre la grande majorité de l’agglomération, aboutit dans le parc balnéaire du Prado qui doit accueillir les épreuves de voile des Jeux Olympiques en 2024. Ce parc balnéaire est également l’exutoire de réseaux pluviaux littoraux, et de quelques cours d’eau intermittents de moindre ampleur.

Les systèmes d’assainissement sanitaires littoraux du Territoire Marseille Provence, tous équipés de stations d’épuration dont la station d’épuration Géolide située sous l’esplanade du stade Vélodrome d’une capacité de 1,8 million d’équivalent habitant, sont conçus et réalisés pour réduire cet impact, et garantir la sécurité des usages comme la préservation des milieux.

Le tissu urbain est relativement dense à proximité des zones de baignade. Par conséquent, les effluents sanitaires générés sur ce périmètre sont renvoyés vers les stations d’épuration par l’intermédiaire de stations de pompage.

Les milieux littoraux restent cependant fragiles et il convient de les surveiller continuellement.

Malgré la faible occurrence de fermetures de plages liées à des dysfonctionnements de réseaux, la Métropole s’est engagée dans un plan d’actions, à moyen et long termes, pour l’amélioration de la qualité des eaux littorales, qui vise à limiter les risques de dysfonctionnement des ouvrages sanitaires ainsi que l’accumulation de pollutions, pouvant être aggravée lors des pluies.

Il s’agit notamment des actions suivantes :

  • Réhabilitation des réseaux sanitaires littoraux (promenade Georges Pompidou, plage Pointe-Rouge…) ;
  • Déploiement de postes d’injection de nitrate de calcium sur les réseaux (lutte contre la formation d’H2S responsable de nuisances olfactives) ;
  • Surveillance, entretien et anticipation sont renforcés par notre délégataire le Service d’assainissement Marseille Métropole (SERAMM)
  • SERAMM pendant la saison balnéaire, notamment dans la zone d’accueil des JO 2024 ;
  • Barreaudage des avaloirs (en priorité ceux raccordés sur les réseaux littoraux ou les réseaux unitaires) pour éviter les apports de macro-déchets sur les zones littorales : 2 700 avaloirs barreaudés dont 200 sur la zone prioritaire à enjeux JO 2024 ;
  • Déploiement d’un dispositif dit d’avaloirs connectés pour optimiser et rationaliser les interventions de nettoyage de ces dispositifs : objectif de 5 200 avaloirs connectés fin 2022, dont 376 sur la zone prioritaire à enjeux JO 2024 ;
  • Augmentation du nombre de campagnes de repérage des arrivées d’effluents dans les réseaux pluviaux ;
  • Réalisation de plusieurs campagnes de nettoyage du lit de l’Huveaune à l’aval de la vanne barrage de la Pugette.

Les principales actions réalisées

Depuis quelques années, de nombreux aménagements et travaux ont permis d’améliorer nettement la qualité des eaux usées traitées.

Ces investissements comprennent notamment :

  • La réalisation d’un bassin de rétention de 50 000 m3
  • La mise en conformité de la station Géolide
  • Des travaux sur le réseau de collecte
  • La méthanisation des boues d’épuration
  • L’installation de stations de mesure et d’alertes sur les ruisseaux et sur la baie
  • Une optimisation des capacités du réseau pluvial par gestion dynamique du réseau de collecte, des unités de traitement, des bassins de stockage et du milieu récepteur
  • La création d’un bassin de rétention à la station de relevage de Cassis

L'assainissement non collectif, un cas particulier

Lorsqu’une habitation n’est pas raccordée au réseau public d’assainissement, elle doit être pourvue d’un système autonome de traitement des eaux domestiques : c’est l’assainissement non collectif, alors que les habitations sont reliées au réseau collectif de traitement des eaux usées).

Le SPANC* du Territoire Marseille Provence estime le nombre d’installations d’assainissement non collectif à plus de 12 500 installations.

Les missions du SPANC sont les suivantes :

  • Contrôle technique et règlementaire relatif à la conception et à la réalisation (ou réhabilitation) des dispositifs d’assainissement non collectif ;
  • Diagnostic de bon fonctionnement dans le cadre d’une vente immobilière ;
  • Contrôle périodique de bon fonctionnement et d’entretien tous les 10 ans ;
  • Conseil aux usagers.

*Service public d’assainissement non collectif

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